Avec une stratégie de netlinking, vous choisissez les pages de votre site qui doivent recevoir des liens venus d’autres sites. Vous décidez aussi comment obtenir ces liens dans le respect des règles de Google et comment en mesurer l’effet.
Le 30 septembre 2026, nous avons relevé les liens des pages du top 10 sur 30 requêtes. Selon l’index de liens de DataForSEO, 42 des 80 pages classées dans les trois premiers résultats ne recevaient aucun lien d’un autre site vers leur adresse exacte.
Qu’est-ce que le netlinking ?
Le netlinking regroupe les actions qui amènent d’autres sites à placer un lien vers le vôtre. Chaque lien entrant s’appelle un backlink ; chaque site distinct qui en place au moins un compte comme un domaine référent. Google se sert de ces liens pour comprendre de quoi parle une page et découvrir de nouvelles pages.
Link building désigne la même démarche en anglais. Les outils du marché notent les sites avec leurs propres indices : Domain Authority chez Moz, Domain Rating chez Ahrefs, Trust Flow chez Majestic. Moz et Ahrefs indiquent calculer le leur à partir de leur propre base de liens.
Google ne publie aucun de ces indices. Nous détaillons leur usage dans notre article sur l’autorité de domaine.
Comment Google utilise-t-il les liens ?
Google utilise les liens comme un signal de pertinence et pour trouver de nouvelles pages à explorer. Son guide des systèmes de classement décrit des systèmes d’analyse des liens, dont PageRank. Google s’en sert pour comprendre de quoi parlent les pages et repérer celles qui pourraient être les plus utiles pour une requête.
PageRank remonte au lancement de Google. Selon le même guide, son fonctionnement a beaucoup évolué et il fait toujours partie des systèmes de classement principaux. Ses systèmes de classement sont conçus pour évaluer chaque page, et Google indique utiliser aussi des signaux à l’échelle du site.
Penguin, annoncé en 2012 contre le spam de liens, figure dans la liste des systèmes retirés : Google l’a intégré à ses systèmes principaux en 2016. La détection du spam passe aujourd’hui par plusieurs systèmes, dont SpamBrain, que Google a mobilisé contre les liens artificiels lors de la mise à jour de décembre 2022.
Les pages du top 10 reçoivent-elles beaucoup de liens ?
Pas au niveau de la page. Dans notre relevé du 30 septembre 2026, plus de la moitié des pages du top 10 n’avaient aucun domaine référent vers leur adresse, selon l’index de DataForSEO. L’écart porte sur le site : médiane d’environ 3 850 domaines référents pour le top 3, contre 1 440 au-delà.
Notre méthode
Nous avons choisi 30 requêtes, dont 15 commerciales comme « assurance auto » ou « matelas ». Les 15 autres sont informationnelles, comme « rupture conventionnelle » ou « netlinking ». Pour chacune, nous avons demandé à l’API de DataForSEO les 10 premiers résultats naturels de Google France sur mobile.
Elle en a renvoyé de 4 à 15 selon la requête. Nous avons ensuite compté, dans l’index de liens du même fournisseur, les domaines distincts qui lient chaque page et chaque site, liens follow et nofollow confondus.
Nous avons lancé trois relevés le même matin, et les résultats changeaient de l’un à l’autre. Pour 11 requêtes, les deux premiers relevés, pris à environ une minute d’écart, n’avaient aucune page en commun.
Nous n’avons gardé que les pages vues dans au moins deux relevés sur trois et classées dans les 10 premiers : 220 résultats sur les 529 rencontrés.
| Position | Pages retenues | Pages sans aucun domaine référent | Domaines référents du site (médiane) |
|---|---|---|---|
| 1 à 3 | 80 | 42 (52 %) | environ 3 850 |
| 4 à 10 | 140 | 79 (56 %) | environ 1 440 |
Source : relevé Getknown, DataForSEO (API SERP Google et API Backlinks), 30 septembre 2026. Une page compte si elle apparaît dans au moins deux des trois relevés ; sa position est la médiane des positions observées, 10 au plus.
Ce que le relevé montre
Pour 26 requêtes, une même page occupait la première place dans au moins deux relevés. Pour 14 d’entre elles, cette page n’avait aucun domaine référent. Elle en avait plus que chacun des autres résultats stables, sans égalité, pour 5 de ces 26 requêtes, dont 4 sur des sites de services publics.
Sur les 42 pages du top 3 sans domaine référent, 28 appartenaient à un site lié par au moins 1 000 domaines. Trois appartenaient à un site lié par moins de 100.
L’écart entre sites se concentre sur les requêtes informationnelles : médiane d’environ 6 740 domaines référents pour les sites du top 3, contre 1 050 au-delà. Il est plus réduit sur les requêtes commerciales : environ 2 650 contre 1 950.
Sur ces requêtes informationnelles, 8 des 42 pages du top 3 appartenaient à des sites en .gouv.fr. Sans elles, la médiane du site passe d’environ 6 740 à 3 710 domaines référents.
Nous mesurons une corrélation, sans pouvoir en tirer une cause. Un site connu ou officiel peut cumuler liens, notoriété et contenu, et une bonne position peut aussi attirer des liens.
Ce relevé a quatre limites : une seule date, un seul appareil, 30 requêtes choisies par nous et l’index de liens de DataForSEO, qui n’est pas celui de Google.
Nous comptons les liens vers l’adresse exacte de chaque page et, pour le site, vers son nom d’hôte sans « www ». Quatre des 42 pages du top 3 sans domaine référent ont une adresse à paramètres, dont une redirection.
Quels liens Google considère-t-il comme du spam ?
Google appelle spam de liens tout lien créé vers ou depuis un site principalement pour manipuler le classement. Ses règles citent l’achat ou la vente de liens qui transmettent du classement et les échanges excessifs. Elles visent aussi les liens créés par des programmes automatisés et les ancres optimisées des articles invités ou des communiqués.
| Pratique | Ce qu’en disent les règles de Google |
|---|---|
| Lien payé balisé rel=”sponsored” ou rel=”nofollow” | Conforme : Google reconnaît l’achat et la vente de liens pour la publicité et le parrainage comme une part normale de l’économie du web |
| Lien obtenu contre de l’argent, un produit ou un service, qui transmet du classement | Spam de liens |
| Échanges de liens excessifs, pages partenaires créées pour se lier entre soi | Spam de liens |
| Article invité ou communiqué avec une ancre optimisée | Spam de liens |
| Annuaires ou sites de favoris de faible qualité | Spam de liens |
| Liens optimisés, cachés ou de faible qualité placés dans des widgets diffusés sur de nombreux sites ; liens répandus dans les pieds de page ou les modèles de nombreux sites | Spam de liens |
| Contenu de faible valeur créé pour manipuler les liens | Spam de liens |
Le métier parle de white-hat, grey-hat et black-hat. Google n’emploie pas ces termes dans ses règles : il définit le spam de liens par son but principal, manipuler le classement. L’article invité à ancre optimisée et l’échange de liens excessif figurent parmi ses exemples de spam.
Ces règles ne nomment pas les PBN (réseaux de sites privés), mais louer un lien sur un PBN revient à acheter un lien pour le classement.
Peut-on acheter des liens ?
Oui, à condition de le déclarer. Google reconnaît que l’achat et la vente de liens font partie de l’économie du web pour la publicité et le parrainage. Ces liens respectent ses règles s’ils portent rel=”sponsored” ou rel=”nofollow”. Un lien payé qui transmet du classement les enfreint.
En décembre 2022, Google a annoncé que SpamBrain pouvait repérer les sites qui achètent des liens et ceux qui servent à transmettre des liens sortants. Google dit neutraliser ces liens : le crédit qu’ils apportaient est perdu et le classement peut changer.
Google peut aussi prendre une action manuelle pour liens artificiels. Un examinateur de Google la décide, et la Search Console la signale dans le rapport « Actions manuelles ».
Dans notre offre d’agence netlinking, chaque lien payé porte rel=”sponsored” et nous refusons les réseaux de sites privés.
Nofollow, sponsored, ugc : quel attribut choisir ?
Choisissez sponsored pour un lien payé ou placé en échange d’une contrepartie, ugc pour un lien ajouté par vos utilisateurs dans un commentaire ou un forum. Réservez nofollow aux liens pour lesquels ni l’un ni l’autre ne convient, quand vous ne voulez pas que Google associe votre site à la page liée.
| Attribut | Usage recommandé par Google |
|---|---|
| rel=”sponsored” | Publicités et placements payés ; nofollow reste accepté pour ces liens, sponsored est préféré |
| rel=”ugc” | Liens des contenus créés par les utilisateurs, comme les commentaires et les messages de forum |
| rel=”nofollow” | Quand les autres valeurs ne s’appliquent pas et que vous ne voulez pas que Google associe votre site à la page liée, ni qu’il l’explore depuis votre site |
Depuis le 10 septembre 2019, Google traite ces trois attributs comme des indications pour le classement. Il avait annoncé que nofollow en deviendrait aussi une pour l’exploration et l’indexation le 1er mars 2020.
Le même billet précise que, dans la plupart des cas, Google ne prendra pas en compte ces liens pour le classement. Son aide sur les actions manuelles présente nofollow comme un moyen d’empêcher un lien de transmettre du PageRank.
Comment construire une stratégie de netlinking ?
En cinq étapes. Auditez les liens que votre site reçoit déjà, puis choisissez les pages qui doivent recevoir des liens. Créez un contenu que d’autres sites auront une raison de citer et déclarez chaque lien payé. Mesurez enfin l’effet dans la Search Console sur plusieurs semaines, jamais sur un relevé de position isolé.
1. Auditer les liens existants
Partez du rapport Liens de la Search Console : pages les plus liées, sites qui vous lient le plus, textes d’ancre les plus fréquents. Google présente ce rapport comme un échantillon, et il n’indique pas si un lien porte nofollow.
Complétez-le avec un outil tiers, qui a son propre index. Notre article sur l’analyse de backlinks compare les sources.
2. Choisir les pages qui doivent recevoir des liens
Dans notre relevé, plus de la moitié des pages classées n’avaient aucun domaine référent vers leur adresse, alors que leur site en avait presque toujours (120 sur 121). Nous ne savons pas pourquoi elles se classent. Google indique utiliser aussi des signaux à l’échelle du site.
Notre pratique : obtenir des liens vers le site et vers les pages qui en attirent déjà. Nous relions ensuite ces pages par des liens internes à celles qui portent votre activité. Nous réservons les liens vers une page précise aux requêtes où vos concurrents directs en ont.
3. Créer ce que d’autres sites citeront
Un lien éditorial se gagne avec une raison de citer : une donnée, une étude, un outil, l’avis d’un praticien. Le relevé de cet article est un exemple de donnée propre à Getknown que d’autres sites peuvent citer.
Faites ensuite connaître ce contenu aux journalistes et aux éditeurs de votre secteur, par des campagnes de digital PR et de l’outreach.
4. Déclarer chaque lien payé
Article sponsorisé ou produit offert à un blogueur : dès qu’il y a contrepartie, le lien porte rel=”sponsored”. Pour l’ancre, préférez le nom de votre marque ou un texte qui décrit la page. Google range l’ancre optimisée d’un article invité parmi ses exemples de spam de liens.
5. Mesurer sur la durée
Avec le même outil, deux relevés pris à une minute d’écart peuvent n’avoir aucune page en commun : c’est arrivé pour 11 de nos 30 requêtes. Suivez les impressions et la position moyenne des pages visées dans la Search Console, avant et après la campagne. Relevez les domaines référents avec un même outil tiers.
La section « Link spam » des règles de Google ne fixe aucun rythme d’acquisition. Nous traitons cette question dans notre article sur la link velocity.
Faut-il désavouer des liens ?
Rarement. Selon Google, il sait le plus souvent quels liens croire sans aide, et la plupart des sites n’ont pas besoin de l’outil de désaveu. Il le réserve aux sites qui reçoivent beaucoup de liens artificiels ou de faible qualité, quand ces liens ont causé une action manuelle ou risquent d’en causer une.
En cas d’action manuelle, Google demande d’essayer de faire retirer les liens sur les sites qui les portent. Ces conditions ne mentionnent aucun score d’outil : un spam score élevé ne suffit pas à justifier un désaveu. Notre méthode de diagnostic est détaillée dans l’article sur les liens toxiques.
Combien de liens faut-il pour se classer ?
Aucun seuil ne vaut pour toutes les requêtes, et Google n’en donne pas dans les pages citées en sources. Dans notre relevé, 14 des 26 pages stables en première place n’avaient aucun domaine référent. Comparez votre page et votre site aux trois premiers résultats de votre requête, avec le même outil pour chacun.
Les écarts entre requêtes sont forts : les 9 pages stables de « crédit immobilier » avaient toutes au moins 105 domaines référents, les 3 de « matelas » aucun.
FAQ : netlinking
Le netlinking fonctionne-t-il encore ?
Oui. Google indique utiliser les liens comme un signal de pertinence, et PageRank fait toujours partie de ses systèmes de classement principaux. Depuis décembre 2022, il dit viser la neutralisation à grande échelle des liens créés pour manipuler le classement, par ses algorithmes et ses actions manuelles.
Un lien nofollow a-t-il de la valeur ?
Le plus souvent, non. Depuis le 10 septembre 2019, Google traite nofollow comme une indication qu’il peut suivre ou non. Il écrivait alors que, dans la plupart des cas, il ne prendrait pas ces liens en compte. Son aide sur les actions manuelles présente nofollow comme un moyen d’empêcher un lien de transmettre du PageRank.
Netlinking et backlink, quelle différence ?
Un backlink est un lien placé sur un autre site et pointant vers le vôtre. Le netlinking est la démarche qui vise à en obtenir. Elle consiste à choisir les pages qui doivent recevoir des liens, trouver les sites pertinents, déclarer les liens payés et mesurer l’effet sur plusieurs semaines.
Le Domain Authority est-il un critère de Google ?
Non. Moz calcule cet indice à partir de sa propre base de liens. Il écrit lui-même que Domain Authority n’est pas un facteur de classement de Google et n’a aucun effet sur ses résultats. Servez-vous de ces indices pour comparer des sites entre eux, avec le même outil pour tous.
Les liens comptent-ils pour les aperçus IA de Google ?
Dans sa page consacrée aux aperçus IA et au Mode IA, Google ne donne aucune consigne sur les liens venus d’autres sites. Il n’y exige rien de plus que pour la recherche : bonnes pratiques SEO, respect de ses règles anti-spam, page indexée et pouvant s’afficher avec un extrait.
ChatGPT et Perplexity ne publient pas, à notre connaissance, de règle équivalente sur les liens. Nous en parlons dans notre article sur les backlinks et mentions de marque.
Par où commencer ?
Par le rapport Liens de votre Search Console et la liste des pages qui portent votre chiffre d’affaires. Dans notre audit de backlinks, nous recensons les liens que votre site reçoit déjà et décidons pour chacun : le garder, le faire retirer ou, plus rarement, le désavouer.
Pour obtenir des liens déclarés auprès d’éditeurs de votre secteur, voyez notre offre de netlinking ou écrivez-nous.
Sources
- Google Search Central, Spam policies for Google web search, section « Link spam », version anglaise mise à jour le 28 août 2026.
- Google Search Central, A guide to Google Search ranking systems, mise à jour du 10 décembre 2025. Systèmes d’analyse des liens et PageRank, SpamBrain, Penguin parmi les systèmes retirés.
- Google Search Central, Link best practices for Google, mise à jour du 10 décembre 2025.
- Google Search Central, Qualify your outbound links to Google, mise à jour du 10 décembre 2025.
- Danny Sullivan et Gary Illyes, Evolving “nofollow”: new ways to identify the nature of links, blog Google Search Central, 10 septembre 2019.
- Google Search Central, December 2022 link spam update releasing for Google Search, 14 décembre 2022.
- Aide Search Console, Disavow links to your site, Links report et Manual actions report, consultées le 30 septembre 2026.
- Google Search Central, AI features and your website, mise à jour du 10 décembre 2025.
- Moz, Domain Authority: What is it and how is it calculated, mise à jour du 18 mars 2025.
- Relevé Getknown du 30 septembre 2026 : 30 requêtes, Google France sur mobile, trois relevés des 10 premiers résultats (DataForSEO, API SERP). Domaines référents des pages et des sites : DataForSEO, API Backlinks.
Mise à jour du 30 septembre 2026 : article réécrit autour des règles de Google sur les liens et d’un relevé des liens du top 10 sur 30 requêtes. Nous avons retiré le millésime du titre, des constats d’audit sans chiffres et un jugement sur le poids des liens attribué à Google sans source.
Article rédigé par Yonel Sasson, Getknown, agence SEO et GEO.