Obtenir des backlinks presse repose sur un principe simple : devenir la source que les journalistes citent, en répondant à leurs requêtes avec une expertise vérifiable. Le terrain des relations presse SEO a pourtant beaucoup bougé : HARO, la plateforme historique de mise en relation entre journalistes et sources, a été rebaptisée Connectively, arrêtée fin 2024, puis rachetée et relancée par Featured.com en avril 2025. Cette page recadre la méthode pour 2026 : les plateformes qui comptent aujourd’hui et la routine de réponse qui produit des liens éditoriaux.
Comment obtenir des backlinks grâce aux relations presse ?
Pour obtenir des backlinks via les relations presse, positionnez-vous comme source experte : identifiez deux ou trois sujets où votre légitimité est vérifiable, surveillez les requêtes des journalistes (HARO, Qwoted, Source of Sources) et l’actualité de votre secteur, puis répondez vite avec une citation prête à publier. Le journaliste décide seul du lien.
Ce levier n’a rien à voir avec l’achat d’articles sponsorisés. Un lien presse ne se commande pas : il se gagne. C’est ce qui en fait un lien éditorial au sens strict, celui que les règles de Google sur les liens décrivent comme naturel, posé par un tiers qui a choisi de vous créditer. Dans une stratégie de netlinking, ces liens jouent le rôle d’actifs de crédibilité : peu nombreux, difficiles à répliquer par un concurrent, hébergés sur des domaines que Google connaît de longue date.
HARO a fermé, puis rouvert : le paysage des requêtes journalistes en 2026
HARO (Help A Reporter Out) a été créé par Peter Shankman en 2007, d’abord sous la forme d’un groupe Facebook, puis dès 2008 d’une liste e-mail où les journalistes publiaient leurs demandes de sources. Intégré au fil des rachats au groupe Cision, le service a été rebaptisé Connectively en 2023, avant de fermer le 9 décembre 2024. Le feuilleton ne s’arrête pas là. Fin 2024, Shankman a relancé le format d’origine sous un nouveau nom, Source of Sources. Puis Featured.com a racheté la marque HARO à Cision en avril 2025 et rouvert le service le 22 avril 2025 sur helpareporter.com : gratuit, trois e-mails de requêtes par jour.
En 2026, HARO et Source of Sources coexistent donc, opérés par deux acteurs différents. Beaucoup de guides français en sont restés à un épisode du feuilleton : certains conseillent de « s’inscrire sur HARO » en pointant vers l’ère Cision-Connectively, périmée depuis fin 2024 ; d’autres annoncent la mort définitive du service, alors qu’il a rouvert. Les deux versions datent. Le tableau qui suit pose le paysage tel qu’il est.
Qui se partage le terrain des requêtes journalistes
| Plateforme | Langue / marché | Particularité |
|---|---|---|
| HARO (relancé) | Anglais, international | Racheté à Cision et relancé le 22 avril 2025 par Featured.com ; gratuit, trois e-mails de requêtes par jour, sur helpareporter.com |
| Source of Sources (SOS) | Anglais, international | Lancée fin 2024 par Peter Shankman, le fondateur d’origine de HARO ; gratuite, format e-mail fidèle au HARO des débuts |
| Qwoted | Anglais, forte présence américaine | Place de marché avec profils de sources et de journalistes ; accès gratuit limité, offres payantes au-delà |
| Featured | Anglais, États-Unis | Anciennement Terkel ; réponses à des questions d’experts, publiées sur des médias partenaires ; propriétaire et opérateur de HARO depuis avril 2025 |
| MentionMatch (ex-Help a B2B Writer) | Anglais, B2B | Gratuite ; requêtes de rédacteurs et de médias B2B, adaptée aux expertises métier ; rebaptisée MentionMatch en 2024 |
| SourceBottle | Anglais, Australie et Nouvelle-Zélande en tête | Orientée grand public, lifestyle et petites marques |
| ResponseSource | Anglais, Royaume-Uni | Service payant d’enquêtes journalistes, bien implanté dans la presse britannique |
Le point commun saute aux yeux : tout cet écosystème fonctionne en anglais. Ces plateformes servent une stratégie de visibilité internationale, ou un positionnement sur un marché anglophone. Pour être cité dans la presse française, le travail se joue ailleurs.
En France, le levier reste la relation directe avec les rédactions
En accompagnement, nous constatons le même schéma chez la plupart des entreprises B2B : aucune requête de journaliste ne leur parvient, non pas faute d’expertise, mais parce que personne n’a construit le canal. Le tissu presse français fonctionne rédaction par rédaction. Un journaliste économique d’un quotidien national ne se sollicite pas comme un pigiste d’un média tech : les codes et les délais attendus diffèrent d’une rédaction à l’autre.
Quatre pratiques structurent ce travail dans la durée :
- La cartographie des signatures : repérer qui couvre votre secteur dans la presse nationale, régionale et spécialisée, puis suivre ces journalistes sur X et LinkedIn, où circulent leurs appels à témoins.
- La réactivité sur l’actualité chaude : quand un événement touche votre domaine (nouvelle réglementation, panne majeure, étude qui sort), une réaction d’expert envoyée dans les heures qui suivent a une valeur que le même texte n’aura plus le lendemain.
- La constance : un journaliste qui a obtenu deux fois une réponse fiable et rapide rappelle la même source. Les citations arrivent en flux une fois la confiance installée.
- Le suivi des retombées : chaque mention publiée nourrit votre e-réputation et mérite d’être archivée. Une mention sans lien peut devenir un lien sur simple demande courtoise.
À quoi ressemble une fenêtre de réactivité
Le scénario type : une réglementation sectorielle est publiée au Journal officiel un mardi matin. Avant midi, vous envoyez aux trois journalistes qui couvrent le sujet une réaction de quatre phrases, signée de votre nom et de votre fonction, avec une disponibilité pour un échange dans la journée. Le format attendu : une analyse courte, publiable telle quelle. La plupart des entreprises laissent passer ces fenêtres parce qu’aucun circuit interne ne permet de valider une prise de parole en deux heures. Régler ce circuit rapporte plus que n’importe quel abonnement à une plateforme.
La méthode côté source : devenir la personne que le journaliste cite
Que la requête vienne d’une plateforme anglophone ou d’une relation directe avec une rédaction, la mécanique de réponse reste la même. Nous l’appliquons en cinq temps.
- Délimiter deux ou trois sujets de légitimité. Les thèmes précis où votre parcours, vos données ou vos clients vous autorisent à parler. Une requête hors périmètre se décline sans regret, même si elle flatte.
- Organiser la veille. Alertes sur les plateformes anglophones si votre marché le justifie, suivi des journalistes identifiés, alertes sur les mots-clés de votre secteur pour détecter les actualités qui appellent une réaction.
- Répondre vite et court. Une citation de deux à quatre phrases, publiable en l’état, avec votre nom, votre fonction réelle et votre entreprise. Le journaliste doit pouvoir copier-coller sans réécrire.
- Bannir le pitch commercial. La réponse sert le sujet du journaliste. Toute phrase qui vend votre produit affaiblit la citation et grille la relation.
- Suivre les reprises. Surveiller la publication, remercier, archiver la retombée. Si la citation apparaît sans lien, une demande polie aboutit souvent.
Ce qui disqualifie une réponse
Les journalistes avec qui nous échangeons décrivent des boîtes de réception saturées à chaque appel à sources. Quatre défauts éliminent une réponse avant même la lecture complète :
- la réponse générique, visiblement envoyée à toutes les requêtes du jour ;
- l’autopromotion, quand la citation parle de votre entreprise au lieu du sujet demandé ;
- l’expertise invérifiable : pas de fonction claire, aucune trace publique du parcours annoncé ;
- le délai dépassé, l’article étant souvent bouclé bien avant la deadline affichée.
Réponse qui marche, réponse ignorée
À quoi ressemble une citation publiable ? Un modèle à adapter, sur une actualité réglementaire fictive : « Cette obligation déplace la charge vers les sous-traitants, qui devront produire des données qu’ils ne collectent pas aujourd’hui. Les premiers mois d’application diront si l’administration tolère une montée en charge progressive. Nous conseillons de documenter ses flux dès maintenant. » Trois phrases publiables telles quelles, avec une prise de position datée. Suit la signature : nom, fonction réelle, entreprise.
La version ignorée existe aussi, et les journalistes la reçoivent en masse : un paragraphe qui s’ouvre sur la présentation de l’entreprise (« acteur de référence de la conformité… »), enchaîne sur l’offre et ne répond à la question qu’en dernière ligne. Même juste sur le fond, cette forme la disqualifie : rien n’y est copiable dans un article.
Nofollow, mention sans lien : ce que vaut une citation presse
Deux réalités à accepter avant de lancer la machine. D’abord, le lien n’est jamais garanti : le journaliste et sa rédaction décident seuls de créditer une source par un lien hypertexte. Ensuite, beaucoup de grands médias posent leurs liens sortants en nofollow, par politique éditoriale, quel que soit le mérite de la source.
Faut-il abandonner pour autant ? Non. Depuis septembre 2019, Google traite l’attribut nofollow comme un indice plutôt que comme une directive stricte, selon l’annonce officielle « Evolving nofollow » du blog Search Central. Et la valeur d’une citation presse déborde l’attribut du lien : trafic référent qualifié, hausse des recherches sur votre marque, consolidation de votre entité aux yeux des moteurs, et matière reprise par les moteurs de réponse IA, qui citent volontiers les sources presse. Ce double dividende, référencement classique et visibilité dans les réponses génératives, est au cœur de notre approche du digital PR, dont la réponse aux requêtes journalistes est l’un des volets opérationnels. L’autre volet, produire l’actif que les journalistes citent d’eux-mêmes (étude propriétaire, baromètre, donnée inédite), y est détaillé.
Mesurer ce que rapporte le travail presse
Le suivi se cale sur quatre familles d’indicateurs, à relever mois par mois :
- Les mentions obtenues, en séparant celles qui portent un lien de celles qui n’en portent pas : le ratio oriente vos relances.
- Les backlinks détectés : le rapport Liens de la Search Console liste les sites et pages qui vous lient, sans afficher l’attribut des liens ; pour savoir si un lien est en dofollow, nofollow ou sponsored, passez par Ahrefs, Semrush ou un examen du code de la page.
- Le trafic référent en provenance des articles, qui signale les médias dont l’audience recoupe la vôtre.
- Les recherches sur votre marque, dont l’évolution dans la Search Console reflète l’exposition presse cumulée.
Aucun de ces indicateurs ne prouve à lui seul un effet de positionnement : lus ensemble, sur plusieurs mois, ils montrent si la démarche construit quelque chose ou si elle tourne à vide. Le bon horizon se compte en mois, pas en semaines : la relation presse est un actif qui se cumule.
Outils pour travailler les requêtes journalistes
L’outillage reste léger. L’essentiel tient dans une veille bien réglée et un suivi honnête des retombées : mentions liées, mentions sans lien, trafic référent, évolution des recherches de marque dans la Search Console.
- Plateformes de requêtes : HARO, Source of Sources, Qwoted, Featured et MentionMatch pour les marchés anglophones (voir le tableau plus haut).
- X et LinkedIn : le hashtag #journorequest, les appels à témoins (#AppelATemoins et posts des comptes de rédactions) et les demandes publiées en direct par les journalistes, y compris français.
- Alertes de mentions : Google Alerts en base gratuite, Talkwalker Alerts en complément, pour repérer chaque citation de votre marque et détecter les mentions non liées.
- Suivi des backlinks : Ahrefs ou Semrush pour détecter les liens et connaître leur attribut (dofollow, nofollow, sponsored) ; la Search Console confirme les liens que Google voit, mais son rapport Liens n’affiche pas les attributs.
- Bases média : les annuaires de rédactions type Cision aident à cartographier les journalistes d’un secteur ; un tableur tenu à jour rend le même service à une PME.
FAQ : backlinks et relations presse
HARO existe-t-il encore ?
Oui, de nouveau. HARO avait fermé en décembre 2024 sous le nom Connectively. Featured.com a racheté la marque à Cision en avril 2025 et relancé le service le 22 avril sur helpareporter.com : trois e-mails de requêtes par jour, gratuits. Son fondateur d’origine, Peter Shankman, opère de son côté Source of Sources.
Quelles plateformes de requêtes journalistes utiliser en 2026 ?
Cinq plateformes anglophones structurent le marché : HARO (relancé par Featured.com, gratuit), Source of Sources (gratuite, format e-mail), Qwoted (place de marché avec profils), Featured (questions d’experts publiées sur des médias partenaires) et MentionMatch, ex-Help a B2B Writer (gratuite, orientée B2B). Pour viser la presse française, complétez-les par des relations directes avec les rédactions.
Comment obtenir des citations presse en France sans plateforme ?
Le marché français dispose de peu de plateformes de requêtes. Le levier principal reste la relation directe : identifiez les journalistes qui couvrent votre secteur, suivez leurs publications, proposez une réaction d’expert quand une actualité touche votre domaine et répondez dans la journée. La régularité construit la confiance, la confiance amène les citations.
Les liens presse sont-ils toujours en dofollow ?
Non. Beaucoup de médias appliquent une politique de nofollow systématique sur leurs liens sortants. Google traite cet attribut comme un indice depuis l’annonce « Evolving nofollow » (2019), et la valeur d’une citation presse dépasse le lien : trafic référent, recherches de marque, signaux d’entité et reprise par les moteurs de réponse IA.
Un communiqué de presse suffit-il pour obtenir des backlinks ?
Rarement seul. Un communiqué fonctionne pour une annonce forte (étude chiffrée, levée de fonds), mais les reprises automatiques des fils de diffusion apportent peu de valeur SEO. Le lien éditorial, posé par un journaliste dans un article de fond, pèse davantage. La réponse aux requêtes en tant que source experte produit ce type de lien.
Vous voulez savoir ce que les relations presse peuvent apporter à votre profil de liens ? Parlez-nous de votre secteur : nous vous dirons si le levier se justifie dans votre cas, et par quoi commencer.
Article rédigé par Yonel Sasson, Getknown, agence SEO et GEO.